SNMG en Algérie : nouveau montant de 24 000 DA et allocation chômage à 18 000 DA

Le SNMG passe à 24 000 DA et l’allocation chômage à 18 000 DA.

  • Hausse de 20 % sur les revenus sociaux.
  • Application en janvier 2026 pour les deux mesures.
  • Allocation chômage versée un an minimum, renouvelable.
  • Mesures validées par Tebboune en Conseil des ministres.
  • Concerne les secteurs public et privé.

Nouveau montant du SNMG et de l’allocation chômage en Algérie

Les travailleurs algériens bénéficient d’une revalorisation significative du Salaire National Minimum Garanti (SNMG). Cette augmentation, annoncée lors du dernier Conseil des ministres, marque un tournant dans la politique salariale du pays. Les nouveaux montants, attendus avec impatience par des millions de citoyens, ont été officiellement confirmés par la Présidence de la République.

  • SNMG passe à 24 000 DA contre 20 000 DA auparavant
  • Allocation chômage atteint 18 000 DA pour les demandeurs d’emploi
  • Hausse globale de 20 % sur les revenus sociaux
  • Revenus sociaux revalorisés pour 2026 dans leur ensemble
  • Mesures validées par Tebboune lors du Conseil des ministres

Cette décision présidentielle représente un effort budgétaire considérable. Le passage du SNMG de 20 000 DA à 24 000 DA constitue une avancée notable pour les travailleurs au salaire minimum. L’allocation chômage, fixée à 18 000 DA, connaît également une progression remarquable, offrant un filet de sécurité renforcé aux personnes sans emploi.

La hausse concerne aussi le dispositif d’accompagnement des chômeurs. L’allocation sera désormais versée pour une durée minimale d’un an renouvelable, contre un système plus restrictif auparavant. Cette évolution s’accompagne d’un assouplissement des conditions de renouvellement du dossier, la condition de six mois d’ancienneté pour le renouvellement ayant été revue pour faciliter l’accès aux droits des bénéficiaires.

Annonce officielle : décision présidentielle et Conseil des ministres

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C’est lors d’une réunion du Conseil des ministres, présidée par le président de la République, que la hausse a été officiellement actée. Le chef de l’État a donné un ordre présidentiel au ministre du Travail pour engager les démarches nécessaires à la mise en œuvre de ces revalorisations sociales.

Le communiqué officiel précise que le versement de l’allocation chômage est fixé pour une durée minimale d’un an, avec une condition de renouvellement du dossier revue (le délai passe à plus de six mois). Ces décisions confirment la volonté de l’État de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.

Clés d’application : dates d’entrée en vigueur et secteurs concernés

Mesure sociale Date d’application Secteurs concernés Organisme de versement
SNMG revalorisé à 24 000 DA Janvier 2026 Secteurs public et privé Employeurs (paiement via salaire)
Allocation chômage portée à 18 000 DA Janvier 2026 Demandeurs d’emploi Agence nationale pour l’emploi

La revalorisation du SNMG entrera en vigueur au mois de janvier 2026, avec une hausse de 20 000 DA à 24 000 DA, soit une progression de 20 %. Cette mesure concerne l’ensemble des secteurs public et privé, conformément aux décisions validées lors du Conseil des ministres. L’augmentation sera appliquée directement par les employeurs sur les fiches de paie, sans démarche particulière pour les salariés.

Concernant l’allocation chômage, son nouveau montant de 18 000 DA sera versé selon un cycle annuel renouvelable : la prise en charge minimale est fixée à un an, contre une simple périodicité de six mois auparavant pour le renouvellement du dossier. Cette révision simplifie les démarches administratives des bénéficiaires, qui devront moins fréquemment actualiser leur situation.

L’Agence nationale pour l’emploi est chargée du versement de cette allocation, qui concerne principalement les jeunes demandeurs d’emploi inscrits dans le dispositif. L’ensemble de ces revalorisations sociales pour 2026 s’intègre dans une stratégie plus large visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages algériens, tout en préservant l’équilibre des finances publiques.

Contexte : les revalorisations successives du SNMG depuis 2020

La hausse du salaire minimum n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans une politique de revalorisations régulières engagée depuis plusieurs années, en réponse à une fragilité économique persistante et à une forte dépendance aux transferts publics.

Historique des augmentations depuis 2020

Le SNMG a connu une progression constante, passant par plusieurs paliers successifs pour atteindre son niveau actuel avant la nouvelle hausse de 20 %.

  • Quatre hausses en cinq ans : un rythme soutenu de revalorisation du salaire minimum
  • Passage de 18 000 à 20 000 DA : le palier atteint avant la revalorisation actuelle
  • Revalorisation progressive : une stratégie d’ajustement par étapes successives
  • Mesures sociales pour 2026 adoptées : une nouvelle étape validée par les autorités

Chaque augmentation a représenté un effort budgétaire significatif pour l’État, visant à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs dans un contexte de cherté de la vie.

Situation économique et dépendance aux transferts publics

Ces revalorisations interviennent dans un environnement marqué par une fragilité économique structurelle. L’économie nationale repose encore largement sur les revenus des hydrocarbures, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations des prix internationaux.

La dépendance aux transferts publics reste forte : une part importante de la population bénéficie de mécanismes de solidarité (allocations, subventions, aides sociales). Le soutien de l’État via les transferts sociaux constitue un pilier essentiel de la protection sociale.

Dans ce cadre, la décision d’augmenter le SNMG à 24 000 DA et l’allocation chômage à 18 000 DA témoigne de la volonté des pouvoirs publics de maintenir un équilibre entre soutien au revenu et soutenabilité budgétaire. Le versement annuel renouvelable de l’allocation chômage, pour une durée minimale d’un an, illustre cette recherche d’équilibre.

Impact de la hausse sur le pouvoir d’achat et le budget de l’État

Cette hausse de 20 % des revenus sociaux représente un ballon d’oxygène pour les ménages les plus modestes. Le passage du SNMG de 20 000 DA à 24 000 DA, couplé à l’allocation chômage revalorisée, vise à soutenir la consommation des foyers et à atténuer la pression inflationniste sur les produits de première nécessité.

Pour l’État, cette mesure a un impact budgétaire significatif, car elle alourdit la masse salariale de la fonction publique et les transferts sociaux. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de maintien du pouvoir d’achat, malgré un contexte de dépendance aux transferts publics et de fragilité économique qui impose une gestion prudente des finances nationales.

Mécanisme de l’augmentation : tripartite, loi de finances et masse salariale

Les décisions de revalorisation s’inscrivent dans le cadre des conclusions de la tripartite, qui réunit gouvernement, patronat et syndicats. Ces accords sont ensuite traduits juridiquement dans le projet de loi de finances, garantissant ainsi leur application effective dès le début de l’année suivante.

La hausse du SNMG de 20 000 DA à 24 000 DA, soit une augmentation de 20 %, a un impact direct sur la masse salariale de l’État. Cette dernière constitue un poste budgétaire majeur, et son évolution est scrutée de près par le ministère des Finances pour assurer l’équilibre des comptes publics.