Taxe de séjour en Espagne : tarifs 2025 par ville et région
La taxe de séjour en Espagne varie fortement selon les régions, certaines l’appliquant, d’autres non.
- Barcelone atteint 4 € par nuit, un record européen.
- Madrid reste gratuite, aucune taxe exigée.
- Catalogne perçoit la taxe depuis 2012 avec cumul régional et municipal.
- Îles Baléares réduisent dès la 9ᵉ nuit selon saison.
- Mogán (Canaries) impose 0,15 € par personne et jour.
- Exemptions enfants fréquentes mais variables selon région.
Tarifs de la taxe de séjour par ville et région en Espagne
| Région / Ville | Tarif par nuit et type d’hébergement | Exemptions et particularités |
|---|---|---|
| Barcelone | 4 € taxe municipale ; 3,40 € hôtels 4 étoiles ; 7 € hôtels 5 étoiles | Croisiéristes soumis ; cumul taxe régionale + municipale |
| Catalogne (hors Barcelone) | Variable selon catégorie ; relevé récent | Perçue depuis 2012 |
| Îles Baléares | Plus élevée en été ; tarif selon type d’hébergement | Réduction dès la 9ᵉ nuit ; 67 municipalités concernées ; Impôt tourisme durable depuis 2016 |
| Madrid | Gratuite aucune taxe | Aucune exemption nécessaire |
| Canaries (Mogán) | 0,15 € par personne et jour | Première ville des Canaries à instaurer la taxe |
| Saint-Jacques-de-Compostelle et Tolède | 1 € à 2,50 € par personne et nuit | Mise en place récente ; tarif selon type d’hébergement |
Un paysage fiscal contrasté : des régions sans taxe aux zones saturées
Le contraste national est saisissant. D’un côté, Madrid, la Cantabrie, l’Aragon et l’Andalousie n’appliquent aucune taxe de séjour même si Séville et Malaga étudient sérieusement l’idée. De l’autre, les régions touristiques majeures comme la Catalogne et les Baléares ont mis en place des systèmes complexes et coûteux.
Chaque destination fixe ses propres règles : le tarif varie selon le type d’hébergement, la localisation, le nombre de nuits et la saison. Les exemptions pour enfants sont fréquentes mais dépendent entièrement de la région concernée.
Hausses récentes : Catalogne, Barcelone et Pays Basque

- Barcelone taxe relevée : la taxe municipale grimpe à 4 € par nuit en catégorie standard, un record européen.
- Catalogne hausse depuis 2012 : la région perçoit la taxe depuis 2012 et l’a nettement relevée pour les hôtels 5 étoiles (7 € par nuit).
- Pays Basque décision attendue : une taxe autonome est en réflexion, avec une décision attendue à court terme.
- Pression sur logement et services : ces hausses répondent au tourisme de masse et à la tension sur le marché locatif.
- Bilbao et Saint-Sébastien favorables : ces villes poussent activement pour instaurer une taxe locale.
Cette augmentation s’inscrit dans une dynamique nationale : plusieurs grandes villes rejoignent le mouvement, avec des montants qui varient de 1 € à 2,50 € par personne et par nuit selon la destination. La Catalogne et les Baléares restent toutefois les régions les plus ambitieuses, appliquant des tarifs parmi les plus élevés d’Espagne.
Pour les voyageurs, cela signifie que le coût de la nuitée peut significativement augmenter, surtout dans les hébergements haut de gamme, à l’image des démarches séparées du cumul retraite France-Algérie. Il est donc essentiel de vérifier les tarifs applicables avant de réserver, notamment à Barcelone, où la somme des taxes municipale et régionale peut atteindre un niveau inédit en Europe, tout comme l’allocation voyage de 750 euros exige une planification budgétaire, à l’image de la procédure d’échange du permis de conduire algérien qui impose des démarches administratives strictes.
Barcelone : tarifs, exemptions et hausses spécifiques
Barcelone cumule une taxe régionale catalane et une taxe municipale propre, ce qui en fait la ville la plus chère d’Europe pour les touristes. Depuis sa mise en place en 2012, le montant total atteint 4 € par nuit dans un hôtel standard, mais grimpe à 3,40 € par nuit pour un quatre étoiles et jusqu’à 7 € par nuit dans un hôtel cinq étoiles. Les croisiéristes sont également soumis à ces taxes, même pour une escale de quelques heures.
Les exemptions concernent principalement les enfants de moins de 16 ans, qui ne paient pas la taxe municipale. Le nombre de nuitées est plafonné à 7 nuits consécutives, au-delà desquelles la taxe n’est plus due. Les voyageurs paient généralement à l’enregistrement, directement auprès de l’hébergement qui reverse ensuite les montants aux autorités.
Règles et tarifs régionaux : Catalogne, Baléares, Madrid et Canaries
Si le principe de la taxe de séjour est national, son application est profondément régionale. Chaque communauté autonome fixe ses propres règles, ce qui explique des disparités importantes entre un séjour à Barcelone et une nuit à Madrid. Pour vous y retrouver, le plus simple est de considérer deux blocs : les régions pionnières ayant instauré cette taxe depuis longtemps, et celles qui la découvrent.
Catalogne et Îles Baléares : impôts régionaux historiques
La Catalogne perçoit la taxe de séjour depuis 2012. Cette ancienneté lui a permis d’affiner son barème par catégorie d’hébergement : les hôtels quatre étoiles sont soumis à 3,40 € par nuit, tandis que les établissements cinq étoiles atteignent 7 €. À Barcelone, ce montant régional s’ajoute à la taxe municipale de 4 € par nuit, portant le total à un niveau parmi les plus élevés d’Europe.
Aux Îles Baléares, l’Impôt sur le Tourisme Durable existe depuis 2016 et concerne les 67 municipalités de Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera. Son taux varie selon la saison et le type d’hébergement, mais tous les voyageurs sont concernés. Un point positif subsiste : la taxe est réduite dès la 9ᵉ nuit consécutive, une mesure pensée pour encourager les séjours plus longs et moins intensifs.
Madrid, Canaries et nouvelles villes : contraste national
À l’opposé, plusieurs grandes régions n’appliquent aucune taxe de séjour. C’est le cas de Madrid, mais aussi de la Cantabrie, de l’Aragon et de l’Andalousie. Dans cette dernière, le décret 28/2016 réglemente la fiscalité touristique, mais aucune taxe locale n’a été mise en place. À Séville et Malaga, la question est étudiée, sans aboutissement à ce jour.
Le paysage change pourtant. Les Canaries, longtemps exemptes, voient désormais Mogán instaurer une taxe de 0,15 € par personne et par jour. D’autres villes comme Saint-Jacques-de-Compostelle et Tolède s’alignent avec une contribution comprise entre 1 € et 2,50 € par personne et par nuit. Cette diversification récente crée une carte touristique contrastée : préparer un itinéraire espagnol implique donc de vérifier précisément la réglementation locale avant chaque étape.
Fiscalité des hôtes non-résidents : obligations légales en Espagne
Louer un bien en Espagne implique des obligations strictes, même pour les non-résidents. En plus de la licence de location exigée dans la plupart des régions, vous devez enregistrer chaque voyageur auprès du registre SES Hospedajes dans les 24 heures suivant son arrivée.
La conservation des données clients est obligatoire pendant 3 ans après le séjour. Attention : un retard ou une déclaration incomplète expose à des amendes allant de 100 à 30 000 €, conformément au Real Decreto 933/2021.
Ces formalités s’ajoutent aux obligations fiscales comme le modèle 210 pour les revenus locatifs. Respecter ces règles évite des sanctions lourdes et sécurise votre activité locative en Espagne.
FAQ touristes : qui paie, comment payer, exemptions
Qui paie la taxe de séjour et comment est-elle collectée ?
Tous les voyageurs de plus de 16 ans paient la taxe de séjour lors de leur hébergement en hôtel, appartement touristique ou campings. L’hébergement la collecte directement à l’arrivée ou au départ, en l’ajoutant à votre facture. Le montant varie selon la région et le type d’établissement.
Quelles sont les exemptions et réductions possibles ?
Les moins de 16 ans sont totalement exemptés, et certaines régions offrent des réductions après 7 nuits consécutives. Les séjours à usage médical ou humanitaire peuvent être exonérés sur justificatif. Les résidents en Espagne ne paient pas cette taxe, contrairement aux touristes étrangers et nationaux.
