Flotte de sous-marins algérienne : inventaire et capacités actuelles
L’Algérie aligne une flotte de 6 sous-marins d’attaque, tous de classe Kilo.
- 4 Kilo Projet 636 en service depuis 2010 et 2019.
- 2 Kilo dernière génération commandés en renfort.
- Missiles Kalibr embarqués sur tous les Kilo depuis 2016.
- 400 millions de dollars pour les deux premiers Kilo livrés en 2010.
- 2 classe Romeo retirés et démantelés dès 1983.
Les sous-marins de l’Algérie
- 2 classe Romeo : retirés en 1983, démantelés.
- 4 Kilo Projet 636 : livrés en 2010 et 2019.
- 2 Kilo dernière génération : commandés en supplément.
- Prix de 400 M$ pour 2 Kilo commandés en 2006.
- Équipés missiles Kalibr depuis 2016.
La flotte sous-marine algérienne repose sur 6 sous-marins en service, dont 4 bâtiments de la classe Kilo (Projet 636) et 2 sous-marins Kilo supplémentaires de dernière génération, commandés dans le cadre du renforcement de la force sous-marine. Les deux premiers Kilo, livrés en 2010, ont coûté 400 millions de dollars dans le cadre d’un contrat signé en 2006. Depuis 2016, l’intégralité des Kilo algériens peut embarquer des missiles de croisière Kalibr, ce qui étend considérablement leur rayon d’action.
Les 2 sous-marins de classe Romeo, reçus dès 1983, ont été retirés du service et démantelés. La composante sous-marine actuelle, entièrement de conception russe, offre à l’Algérie une capacité de dissuasion crédible sur sa façade méditerranéenne de 1200 km de côtes, zone où transitent chaque année 100 000 navires par le détroit de Gibraltar.
La modernisation de la flotte
Renforcement de la force sous-marine
L’Algérie a accentué la pression sur sa façade méditerranéenne de 1 200 km de côtes en commandant 2 nouveaux sous-marins Kilo de dernière génération. Ces bâtiments, qui rejoignent les 4 unités déjà en service, portent la flotte sous-marine à un total de 6 submersibles d’attaque. Cette décision stratégique répond à l’intensification du trafic maritime : chaque année, ce sont 100 000 navires qui transitent par le détroit de Gibraltar.
Ces renforts permettent à la marine algérienne de mener des opérations d’interdiction maritime (OIM) avec une couverture quasi-permanente. Parallèlement, la modernisation des unités existantes se poursuit : les 4 premiers Kilo déjà en dotation reçoivent des mises à niveau de leurs systèmes de combat et de leurs capteurs pour rester au niveau des menaces actuelles.
Renouvellement des navires de surface
Le volet naval ne se limite pas aux submersibles. L’Algérie a diversifié ses acquisitions avec :
- 1 LPD San Giorgio : acquis en 2014, ce navire amphibie italien renforce la capacité de débarquement et de projection.
- 2 frégates MEKO A200 : achetées à l’Allemagne, elles embarquent des systèmes d’armes modernes et augmentent la puissance de feu de la flotte de surface.
- Option pour 2 navires supplémentaires : une clause contractuelle qui permettrait d’étoffer encore la composante de surface si les besoins opérationnels le justifient.
Munitions et missiles embarqués
| Type de missile | Plateforme porteuse | Livraison / année |
|---|---|---|
| Klub-S (3M14E / 3M54E1) | Project 636.1 Kilo | Depuis 2016 |
| Kalibr (intégré au missile) | Project 636.1 Kilo | Depuis 2016 |
| RBS-15 Mk. III | Frégates Erradii (MEKO A200) | Après 2015 |
| CM-302 (défense côtière) | Batteries côtières | 2022 |
| Kh-31M | Avions de combat | 125 livrés depuis 2009 |
Les sous-marins de la classe Kilo (Project 636.1) sont dotés du système Klub-S, qui intègre la version navale du missile de croisière Kalibr. Cette capacité confère à la flotte sous-marine algérienne une puissance de frappe terrestre et antinavire longue portée, transformant chaque bâtiment en une plateforme de dissuasion stratégique discrète.
Sur les frégates Erradii (MEKO A200), le missile antinavire suédois RBS-15 Mk. III assure la lutte en surface. Pour la défense aérienne, les navires embarquent les systèmes Umkhonto et Aster, couvrant le spectre de la menace aérienne rapprochée à intermédiaire. À terre, le missile CM-302, livré en 2022, renforce la défense côtière face aux 1 200 km de côtes et au trafic intense du détroit de Gibraltar, emprunté par environ 100 000 navires par an.
Navires de surface
- 2 frégates C28A armées de canons NG-16-1 de 76 mm
- Missiles C-802 embarqués sur les frégates C28A
- 1 frégate Mourad Rais (classe Koni) modernisée en Russie
- Patrouilleurs Project 1234E construits par Vympel Shipyard à Rybinsk
- Option pour 2 navires supplémentaires en cours d’évaluation
Les frégates C28A représentent l’épine dorsale de la flotte de surface algérienne. Conçues pour des missions de lutte anti-navire et de défense aérienne rapprochée, elles embarquent des canons NG-16-1 de 76 mm et des missiles antinavires C-802. Leur construction modulaire facilite la maintenance et les montées en gamme futures.
La frégate Mourad Rais (classe Koni) a bénéficié d’une modernisation complète en Russie qui a porté sur ses systèmes de combat, ses radars et son armement. Ce navire assure désormais des missions de surveillance des 1200 km de côtes algériennes et de protection du trafic maritime face aux 100 000 navires transitant chaque année par le détroit de Gibraltar.
Les patrouilleurs Project 1234E, construits au chantier Vympel Shipyard de Rybinsk, complètent le dispositif pour les patrouilles côtières et les interventions rapides. L’option pour 2 navires supplémentaires témoigne de la volonté de densifier la présence navale dans un contexte régional où la force sous-marine et les bâtiments de surface doivent agir en synergie pour garantir la souveraineté maritime.
Navires amphibies
La composante amphibie de la marine algérienne repose sur un LPD de type San Giorgio, commandé en 2011 et livré en 2014. Ce navire de conception italienne, long de 133 mètres, peut transporter jusqu’à 350 soldats et dispose d’un pont d’envol pour hélicoptères lourds.
Le Kalaat Béni Abbès (son nom algérien) renforce la capacité de projection des forces armées le long des 1200 km de côtes méditerranéennes. Ce bâtiment permet également d’appuyer les opérations humanitaires et les missions d’évacuation, avec une capacité d’emport de 30 véhicules blindés.
Foire aux questions sur les sous-marins algériens
L’Algérie possède-t-elle des sous-marins en état de combat ?
Oui, l’Algérie exploite une flotte de six sous-marins d’attaque opérationnels, comprenant deux classes Kilo (Projet 877EKM) et quatre classes Kilo améliorées (Projet 636M). Ces sous-marins sont régulièrement déployés en Méditerranée et maintiennent une capacité de combat active grâce à des entraînements et des maintenances périodiques.
L’Algérie a-t-elle acquis le système S-400 ?
Non, l’Algérie n’a pas officiellement acquis le système de défense aérienne S-400. Le pays dispose de systèmes russes S-300PMU2 et a commandé le système S-500 Prometheus en 2019, mais aucune livraison de S-400 n’a été confirmée ou observée dans l’inventaire algérien.
Quel pays possède le sous-marin le plus performant au monde ?
Les États-Unis possèdent actuellement le sous-marin le plus performant au monde avec la classe Seawolf. Ces sous-marins d’attaque rapide à propulsion nucléaire combinent une furtivité exceptionnelle, une vitesse de 35 nœuds, 50 tubes lance-torpilles et une autonomie illimitée, bien que leur coût élevé ait limité la production à trois exemplaires.
