Relations entre l’Algérie et le Burkina Faso : Coopération et Diplomatie en 2024
Alger et Ouagadougou maintiennent un dialogue actif sur les hydrocarbures et la géologie.
- Ahmed Attaf a reçu le conseiller spécial burkinabè à Alger.
- Sonatrach et Sonelgaz explorent l’amont gazier et l’électricité.
- Gel des prêts au Burkina Faso officialisé au Journal Officiel.
- Visite de travail de Drissa Sawadogo sur orientation présidentielle.
- Le sous-sol burkinabè, riche en or et zinc, intéresse les entreprises.
- Les discussions portent sur la consolidation de la coopération bilatérale.
Coopération sectorielle : Énergie, Mines et Hydrocarbures
Les échanges entre Alger et Ouagadougou placent les ressources naturelles au cœur de leur agenda. Le sous-sol burkinabè, riche en or et en zinc, intéresse les entreprises algériennes, notamment via Sonatrach et Sonelgaz, lesquelles explorent des pistes dans l’amont gazier et les infrastructures électriques.
Cependant, la coopération énergétique demeure conditionnée par le contexte financier. Le gel des prêts à certains gouvernements, officialisé au Journal Officiel, freine le financement de nouveaux projets. Cette mesure touche directement les programmes de développement minier, obligeant les acteurs à privilégier des partenariats privés ou des investissements ciblés.
Malgré ces obstacles, les deux capitales maintiennent un dialogue actif sur les hydrocarbures et la géologie. Des missions techniques explorent les opportunités de partage d’expertise, dans l’espoir de concrétiser des accords mutuellement bénéfiques, une fois le climat diplomatique assaini.
Relations Diplomatiques et Entretiens Officiels

Réception officielle au ministère des Affaires étrangères
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu au siège du département ministériel Drissa Sawadogo, conseiller spécial du président de la Transition burkinabè. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail effectuée par le haut responsable burkinabè à Alger.
La réception s’est déroulée sur orientation du président de la République, traduisant l’attention particulière portée par les plus hautes autorités algériennes au renforcement des liens avec Ouagadougou. Les discussions ont porté sur les moyens de consolider la coopération bilatérale dans divers domaines.
Dynamique diplomatique récente entre les deux capitales
Cet entretien intervient dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques, notamment la décision algérienne de mettre fin aux comptes de prêts accordés aux gouvernements étrangers, officialisée au Journal Officiel le 31 décembre 2023. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont les pays concernés par ce gel, une « saute d’humeur » perçue dans les relations bilatérales.
- Visite de travail déplacement du conseiller spécial à Alger pour des consultations bilatérales.
- Réception par Attaf entretien au ministère des Affaires étrangères.
- Dialogue maintenu les discussions se poursuivent malgré les tensions sur les prêts.
- Volonté présidentielle une coopération relancée sur instruction directe du chef de l’État.
- Relations historiques un partenariat ancien entre Alger et Ouagadougou à préserver.
Le maintien du dialogue diplomatique entre les deux capitales illustre la volonté partagée de dépasser les différends économiques pour préserver un partenariat stratégique fondé sur des relations historiques solides. Les échanges récents témoignent d’une recherche d’équilibre entre les positions nationales et les intérêts communs.
Partenariat Stratégique et Coopération Bilatérale
La coopération bilatérale entre Alger et Ouagadougou traverse une phase de recomposition marquée par la décision algérienne de geler les comptes de prêts accordés aux gouvernements étrangers. Cette mesure, officialisée au Journal Officiel, concerne directement le Burkina Faso, tout comme le Mali et le Niger, dans un contexte de crise diplomatique parfois qualifiée de « saute d’humeur » dans les relations bilatérales.
Ce gel s’inscrit dans une relecture stratégique des partenariats africains de l’Algérie. Il ne signifie pas une rupture, mais plutôt une volonté de rééquilibrer les termes de l’échange. Pour le Burkina Faso, cette décision impose de diversifier ses sources de financement tout en préservant le dialogue politique avec Alger sur les grands dossiers régionaux.
Malgré ces tensions économiques, les canaux diplomatiques restent ouverts. Les deux pays continuent de partager des intérêts communs sur les questions de stabilité sahélienne, ce qui laisse entrevoir une normalisation progressive fondée sur des intérêts mutuels redéfinis, au-delà du simple mécanisme des prêts étatiques.
Football et Statistiques des Matchs : Une Relation Sportive Complémentaire
- Confrontations historiques : Les équipes nationales A se sont rencontrées à plusieurs reprises, principalement en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, avec des résultats souvent serrés.
- Palmarès continental : L’Algérie a remporté la CAN à deux reprises, tandis que le Burkina Faso a atteint la finale en 2013, confirmant son statut de nation montante.
- Matchs mémorables : Les rencontres des qualifications pour la CAN 2019 ont offert des oppositions intenses, marquées par des buts tardifs et une forte rivalité sur le terrain.
- Impact diplomatique : Ces affiches sportives créent des moments de rapprochement populaire et renforcent les échanges culturels entre les deux peuples.
- Joueurs algériens au Burkina : Plusieurs footballeurs algériens ont évolué dans le championnat burkinabè, tissant des liens professionnels durables et facilitant les transferts.
Au-delà des résultats, le football constitue un véritable vecteur de coopération bilatérale. Les clubs des deux pays participent régulièrement aux compétitions de la CAF, créant un réseau d’échanges sportifs qui dépasse le simple cadre des matchs officiels.
La reconnaissance mutuelle des talents passe aussi par les sélections jeunes. Les académies algériennes et burkinabè partagent leurs méthodes d’entraînement lors de stages croisés, favorisant l’émergence d’une génération de joueurs plus compétitive sur la scène continentale.
Cette complémentarité sportive s’observe également dans l’arbitrage. Des arbitres burkinabè sont régulièrement sollicités pour officier lors de rencontres importantes du championnat algérien, et inversement. Cela témoigne d’une confiance technique réciproque qui renforce la crédibilité des deux fédérations au sein du football africain.
Lutte contre le Terrorisme et Sécurité Régionale
Face à l’extension de la menace djihadiste dans le Sahel, l’Algérie et le Burkina Faso partagent un enjeu sécuritaire commun. La stabilité de la région dépend de la coordination entre Alger et Ouagadougou, deux acteurs engagés dans la surveillance du vaste espace saharo-sahélien.
La coopération sécuritaire se concentre sur le partage de renseignements et la lutte contre les mouvements terroristes transfrontaliers. Bien que les initiatives conjointes restent discrètes, la convergence des intérêts stratégiques pousse les deux capitales à harmoniser leurs approches face à l’instabilité régionale.
