Taxe de séjour en Italie : tarifs par ville, paiement et exonérations

Les tarifs de la taxe de séjour en Italie varient fortement selon les villes.

  • Rome : tarifs de 3 à 10 € par nuit selon l’hôtel.
  • Milan : plafond à 7 € dans les hôtels 4 et 5 étoiles.
  • Venise : taxe classique maintenue, droit d’entrée supprimé depuis juillet.
  • Naples : augmentation en vigueur, jusqu’à 14 nuits consécutives.
  • Bologne : hausse temporaire jusqu’à 7 € pour les nuitées chères.

Tarifs de la taxe de séjour par ville en Italie

Ville Tarifs par nuit en 2025 Spécificités
Rome 3 à 10 € par personne Maximum 10 nuits consécutives ; 10 € pour les hôtels 5 étoiles
Milan 7 € en hôtels 4 et 5 étoiles ; 3,50 € en campings et auberges Tarif dégressif selon la catégorie d’hébergement
Florence Jusqu’à 8 € en hôtels 5 étoiles Tarifs réduits pour les catégories inférieures
Naples Jusqu’à 6 € en hôtels 5 étoiles ; 4,50 € en chambres d’hôtes ; 5 € en locations courte durée Augmentation depuis le 1er mars ; maximum 14 nuits consécutives
Bologne 2,80 € en campings et auberges ; jusqu’à 7 € pour les hébergements au-delà de 121 € la nuitée Hausse temporaire du 1er avril au 31 décembre
Venise Taxe de séjour classique maintenue Droit d’entrée supprimé depuis le 28 juillet
Sorrente 5 € en hôtels 5 étoiles ; 4 € en chambres d’hôtes ; 1,50 € en campings et auberges Tarif unique par catégorie d’hébergement

Les tarifs de la taxe de séjour en Italie varient considérablement d’une ville à l’autre. À Rome, la fourchette s’étend de 3 € pour les hébergements les plus simples à 10 € par nuit pour les hôtels 5 étoiles, avec un plafond de 10 nuits consécutives. Milan applique un tarif maximal de 7 € dans ses hôtels 4 et 5 étoiles, tandis que les campings et auberges restent à un tarif plus doux de 3,50 €.

À Florence, le plafond atteint 8 € par nuit dans les établissements 5 étoiles. Naples a relevé ses tarifs depuis le 1er mars, avec un maximum de 6 € pour les hôtels 5 étoiles, 5 € pour les locations courte durée et 4,50 € pour les chambres d’hôtes, sur une période maximale de 14 nuits. Bologne a instauré une augmentation temporaire du 1er avril au 31 décembre : comptez 2,80 € dans les campings et jusqu’à 7 € dès que la nuitée dépasse 121 €.

À Venise, le droit d’entrée pour les excursionnistes a été suspendu le 28 juillet, mais la taxe de séjour classique reste due pour les nuitées. Enfin, Sorrente applique des tarifs compétitifs : 5 € en hôtels 5 étoiles, 4 € en chambres d’hôtes et 1,50 € en campings. Ces montants s’entendent par personne et par nuit, et sont généralement réévalués chaque année par les municipalités.

Qui est tenu de payer la taxe de séjour ?

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La règle est simple : la taxe de séjour s’applique à tous les visiteurs non-résidents de la commune où ils dorment, qu’ils soient étrangers ou ressortissants de l’Union européenne. Dès lors que vous n’avez pas votre résidence principale sur le territoire de la ville qui applique la taxe, vous êtes considéré comme un touriste et devez vous acquitter de ce droit de séjour.

Peu importe la manière dont vous avez réservé votre hébergement. Une location via une plateforme en ligne, une réservation directe auprès d’un hôtel ou un séjour organisé par une agence : tous les modes de réservation sont imposables. Le système est conçu pour être universel et éviter toute distorsion entre les canaux de vente.

En revanche, seuls les hébergements payants sont concernés par cette taxe. Cela inclut les hôtels, les chambres d’hôtes, les auberges, les campings et les locations de courte durée meublées. Si vous séjournez gratuitement chez un particulier ou dans une résidence secondaire appartenant à un proche, la taxe ne s’applique généralement pas.

Un paiement distinct du prix de la chambre

Un point essentiel à connaître avant votre départ : la taxe de séjour n’est jamais incluse dans le prix affiché de la chambre. Le montant est ajouté au moment du règlement final et apparaît comme une ligne séparée sur votre facture. Prévoyez donc un budget supplémentaire par rapport au coût de votre logement, qui peut atteindre jusqu’à 10 € par nuit dans un hôtel 5 étoiles à Rome.

  • Tous les non-résidents : visiteurs étrangers et ressortissants UE, sans distinction de nationalité
  • Réservations imposables : en ligne, via une agence ou directement auprès de l’hébergeur
  • Hébergements payants uniquement : hôtels, B&B, campings, locations meublées
  • Taxe exclue du prix : toujours facturée en supplément et listée séparément
  • Exemptions possibles : règles variables selon la municipalité, à vérifier localement

Des exemptions existent toutefois pour certaines catégories de voyageurs, notamment les enfants en dessous d’un certain âge et les personnes handicapées accompagnées. Ces règles étant fixées par chaque commune, il est indispensable de consulter la réglementation locale avant votre arrivée pour savoir si vous êtes concerné.

Exonérations et remboursements possibles

Si la taxe de séjour concerne la quasi-totalité des visiteurs non-résidents, certaines catégories de voyageurs bénéficient d’une exonération totale ou partielle. Ces règles, fixées par chaque municipalité, varient sensiblement d’une ville à l’autre. Avant votre départ, il est toujours prudent de vérifier la réglementation locale sur le site officiel de la commune de destination, car les critères d’âge et les justificatifs demandés ne sont pas uniformes sur tout le territoire.

À découvrir aussi

Si votre séjour en Italie s’inscrit dans un périple plus large, gardez un œil sur le calculateur 90/180 jours Schengen, qui analyse vos entrées et sorties sur les six derniers mois pour éviter toute erreur. Et pour les voyageurs qui préparent aussi leur retraite entre deux pays, le cumul retraite française et algérienne repose sur des demandes séparées auprès de chaque organisme.

Les sanctions rappellent que chaque métier a sa grille : côté douanes, le salaire d’un agent de constatation dépend d’une grille indiciaire d’État, avec trois grades aux minimums et maximums distincts. L’évolution de carrière se fait par ancienneté, sur 10 à 11 échelons selon le grade, ce qui fait progresser le traitement indiciaire au fil des années.

Enfants, personnes handicapées et accompagnateurs

La principale catégorie exonérée est celle des mineurs. À Rome, par exemple, les enfants de moins de 10 ans ne paient pas la taxe, tandis que dans d’autres communes, le seuil est fixé à 12 ans, voire 14 ans. Dans tous les cas, l’exemption s’applique sur présentation d’une pièce d’identité ou du livret de famille lors de l’enregistrement.

Les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur sont également dispensés du paiement dans la grande majorité des villes italiennes. Cette mesure concerne aussi bien les établissements hôteliers que les locations de courte durée. Comme pour les enfants, un justificatif en cours de validité est exigé à l’arrivée, et il est recommandé de prévenir l’hébergeur au moment de la réservation pour faciliter les démarches.

Remboursements et cas particuliers

Des remboursements sont possibles dans des situations spécifiques : départ anticipé non prévu, erreur de facturation ou double paiement. Dans ces cas, il faut adresser une demande écrite à la mairie de la commune concernée, accompagnée de la facture et des justificatifs de séjour. Le délai de traitement peut prendre plusieurs semaines, et chaque municipalité applique ses propres conditions d’éligibilité.

À noter également : les étudiants en échange universitaire, les personnes venant pour des soins médicaux dans des structures publiques et les résidents d’une autre commune italienne qui possèdent un bien immobilier sur place sont souvent dispensés. Pour les voyageurs hesitants, le réflexe le plus sûr reste de consulter le site de l’office de tourisme local avant de boucler sa valise une vérification qui évite bien des mauvaises surprises à l’arrivée.

Comment payer la taxe de séjour

Le réflexe à retenir est simple : vous ne payez pas la taxe à un guichet administratif, mais directement à votre hôte au moment de l’enregistrement. L’établissement ou le propriétaire agit comme agent de recouvrement pour le compte de la commune. Concrètement, lorsque vous arrivez à votre hôtel ou votre location, on vous demandera de régler cette somme en plus de votre séjour.

  • Paiement à l’arrivée : la taxe se règle lors du check-in, jamais avant, souvent pour toute la durée prévue.
  • Transaction séparée : le montant n’est jamais inclus dans le prix de la chambre affiché en ligne ou sur la facture finale.
  • Espèces fréquentes : dans les petites structures comme les chambres d’hôtes ou les B&B, le paiement en liquide est la norme.
  • Cartes bancaires : les grands hôtels acceptent généralement la carte bleue, mais ne comptez pas dessus partout.
  • Reçu obligatoire : exigez une quittance ou un reçu ; il fait foi en cas de contrôle ou de litige.

Prévoyez toujours un peu de liquide en arrivant, surtout si vous logez chez un particulier ou dans une petite structure. Le montant est calculé par personne et par nuit, et peut se cumuler rapidement pour un couple avec enfants. Pour un séjour à Rome, par exemple, avec un tarif oscillant entre 3 et 10 € par nuit, une famille de quatre personnes devra prévoir un budget dédié de 12 à 40 € par nuitée. En cas de non-paiement constaté, les pénalités appliquées par les communes peuvent atteindre 100 % à 200 % du montant impayé.

Obligations des hébergeurs et hôtes

Enregistrement des clients et déclarations obligatoires

Devenir hôte en Italie implique des responsabilités administratives précises. La première étape consiste à obtenir un Code Identifiant National (CIN), obligatoire pour toute location courte durée. Son absence expose à des amendes de 800 à 8 000 €, et le défaut d’affichage est sanctionné de 500 à 5 000 €. Ce code doit figurer dans toutes vos annonces.

À l’arrivée de chaque voyageur, vous devez vérifier son identité en direct, conformément à l’article 109 TULPS. Cette formalité s’accompagne de la transmission des données à la Polizia di Stato via le portail Alloggiati Web, dans les 24 heures. En parallèle, une déclaration mensuelle Istat est requise pour le suivi statistique du tourisme.

Reversement de la taxe de séjour aux communes

En tant qu’agent de recouvrement, vous collectez la taxe de séjour auprès de vos clients, puis vous la reversez à la municipalité. Le calendrier de reversement varie selon les communes :

  • Reversement mensuel pour les volumes de réservations importants
  • Reversement trimestriel le rythme le plus courant
  • Reversement annuel pour les petits établissements
  • Selon calendrier défini par municipalité chaque commune fixe ses propres échéances
  • Risque de sanctions financières importantes en cas de retard ou d’oubli

Le non-versement de la taxe collectée entraîne des pénalités de 100 % à 200 % du montant impayé. Un montant de taxe due non reversé de 1 000 € peut ainsi coûter jusqu’à 3 000 €. Pour éviter ces désagréments, tenez un registre précis des nuits vendues et des montants collectés, et renseignez-vous sur les modalités exactes auprès de votre commune. Un bon suivi vous protège et vous évite des sanctions financières importantes qui pourraient peser lourdement sur votre activité de location.

Pourquoi les communes appliquent-elles cette taxe ?

Cette taxe représente une source de financement essentielle pour les municipalités italiennes. Les recettes servent à améliorer les infrastructures touristiques, préserver le patrimoine culturel et soutenir des projets environnementaux locaux. Sans cette contribution, de nombreuses villes historiques peineraient à entretenir leurs sites et à gérer l’afflux massif de visiteurs.

Elle permet aussi de réguler l’impact du tourisme sur les services publics. Les fonds collectés aident à financer le nettoyage urbain, la signalétique et la sécurité, indispensables face au volume touristique. Pour les communes, c’est un levier concret pour concilier accueil des voyageurs et qualité de vie des résidents, tout en investissant dans un tourisme plus durable.